Clickez ici

En écrivant ce guide, j'ai tenté de faire sortir les visiteurs des sentiers battus, de les faire profiter le plus possible des bonnes adresses des Stambouliotes et de donner une image correspondant plus à la réalité de cette métropole. Pas facile, mais original ! J'ai aussi porté mon effort sur les habitants d'Istanbul qui sont, à mon avis, l'élément principal de la ville. Les musées et les ruines byzantines sont fort intéressants, mais n'est-ce pas encore plus enrichissant d'aller à la rencontre de l'autre ? Rinaldo TOMASELLI
 
La mosquée Bleue

Moins hardie mais plus harmonieuse que sa voisine Sainte-Sophie, c'est une des plus merveilleuses mosquées de Turquie, la plus célèbre et une des plus importante d'Istanbul, un authentique chef-d'oeuvre qui apporte à l'ensemble du quartier un cachet typiquement turc.
On pénètre d'abord dans une cour rectangulaire à portiques s'ouvrant par un beau portail. De la cour, nous remarquons la coupole sphérique flanquée de quatre demi-coupoles. Cette harmonie extérieure est une des grandes réussites de l'architecte qui est ainsi parvenu à donner à l'édifice un aspect aérien, dépourvu de toute lourdeur.
Elle est célèbre non seulement pour sa gracieuse cascade de coupoles et de demi-coupoles, mais aussi par les six minarets élancés qui accentuent sa silhouette, ses proportions à la fois imposantes et harmonieuses. Elle constitue une sorte de défi face à Sainte-Sophie. La grande coupole rivalise presque avec cette dernière, ce qui était d'ailleurs le but avoué de l'architecte.
Elle fut construite entre 1609 et 1616 par Mehmet Aga. La mosquée est précédée d'une cour aussi grande que l'édifice lui-même. La salle de prières est presque carrée avec 53 m de long sur 51 m de large. Sa coupole de 23,5 m de diamètre culmine à 43 m. La mosquée est extrêmement claire : la lumière rentre à flots par les 260 fenêtres. La mosquée tire son nom des carreaux de faïences d'un bleu très vif qui décorent le dôme et les murs : les registres de l'époque en dénombrent 21 043.
La céramique d'Iznik est ici à son apogée : magnifiques motifs floraux traditionnels (lys, oeillets, tulipes, roses, cyprès et arbres divers), teintes exquises où dominent les verts et les bleus. La lumière qui joue sous les coupoles fait chatoyer le revêtement de faïence et s'imprègne de sa tonalité bleuâtre. Tout ceci donne à la salle de prière une atmosphère très particulière. Le mihrâb et le minbar en marbre blanc, travaillés avec élégance, sont de beaux exemples de sculpture ottomane. Dans le mihrâb, encadré de deux grands candélabres, se trouve un morceau de pierre noire de la Kaaba. Tout aussi remarquables, les grandes portes en bronze de la cour et, à l'intérieur de la mosquée, les portes et les persiennes en bois incrusté de nacre, d'écaille de tortue et d'ivoire. La loge impériale, où le sultan pouvait parvenir à cheval, se trouve à l'étage à gauche du mihrâb. Pour que le lieu garde une atmosphère de recueillement, les fidèles sont séparés des visiteurs.

Mosaïques du musée de Sainte-Sophie
Aya Sofya Müzesi

Aya Sofya Müzesi, Aya Sofya Meydaný, Sultanahmet. Ouvert tous les jours de 9h00 a 16h30, (galeries de 9h00 a 15h30) sauf le lundi.
En pénétrant dans la basilique par la porte de l’ouest, qui était réservé à l’empereur et au patriarche, on peut voir une des célèbres mosaïques de l’édifice figurant un Christ en majesté avec Léon VI le Sage (886 - 912) prosterné à ses pieds. Le Christ siège sur un somptueux trône impérial orfèvré, au dossier en forme de lyre. De la main droite, il fait un geste de bénédiction et, dans la main gauche, il tient un livre ouvert portant une inscription grecque siginifiant : “ Paix à vous, je suis la Lumière du Monde”. De part et d’autre du Christ, la Vierge et l’archange Gabriel sont représentés en buste dans des médaillons.
Il reste peu de mosaïques dans la nef, alors que l’abside est enrichie d’une splendide “Vierge à l’Enfant” trônant sur un fond de mosaïques dorées. L’archange Michel, dont il ne reste que quelques plumes d’aile, et l’archange Gabriel se tiennent sur la retombée de l’arc. Ces mosaïques furent inaugurées le dimanche de Pâques de l’an 867 par le patriarche Photius.
Sur le sol avant l’abside à droite, des cercles de mosaïques composés de petits morceaux de pierre indiquent peut-être l’endroit où le trône des empereurs byzantins était dressé lors de la cérémonie du couronnement.
Trois mosaïques murales datant du IXè siècle, situées dans des niches sous le tympan nord, figurent d’imposants portraits des pères de l’église : St Ignace le Jeune, patriarche de Constantinople, Saint Jean Chrysostome, St Ignace Théophoros, deuxième évêque d’Antioche.
Sous la coupole, des anges à trois paires d’ailes ornent chaque pendentif. Seuls les anges du côté est sont originaux (XIVè siècle), les autres sont des copies peintes par les architectes suisses Gaspare et Giuseppe Fossati lors de la restauration qu’ils effectuèrent de 1847 à 1849. Le sultan Abdülmecit Ier confia aux Fossati la restauration des mosaïques de Ste Sophie avant de les faire recouvrir d’un enduit pour que leurs images ne troublent pas les fidèles dans leurs prières ! En ce qui concerne les anges, on se contenta de dissimuler leur visage sous une toile dorée qui les rendent difficilement identifiables.

Les tribunes : (fermé a partir de 15h30)

C’est la partie la plus intéressante du musée. C’est là que se trouvent les plus belles mosaïques de Ste-Sophie.Dans la galerie sud, la superbe Déisis retient l’attention. La Vierge et saint Jean-Baptiste en prière autour du Christ. On ne connaît pas exactement la date d’exécution de cette mosaïque, peut-être le XIIIè siècle, car elle est de style Renaissance des Paléologues. La douceur des modelés, l’humanité du Christ et la finesse de l’exécution, en font une oeuvre exceptionnelle.Le mur est qui jouxte l’abside, au bout de la galerie, est paré de deux mosaïques avec portraits impériaux. Le portrait solennel de l’empereur Alexandre, (vers 912) est visible dans la galerie nord. Il est représenté debout et de face sur un fond de mosaïques ornementales antérieures.En sortant du bâtiment, au-dessus de la porte on peut voir la célèbre mosaïque datée de la fin du Xè siècle. Elle représente la Vierge trônant avec l’enfant entre Constantin et Justinien qui offrent à sa protection l’une maquette de Constantinople, l’autre celle de Sainte Sophie. Les empereurs sont identifiés chacun par une inscription. Le style proprement byzantin de cette représentation imprégnée de spiritualité se caractérise par la distinction des silhouettes, la gravité des visages et l’abstraction du fond.

Extraits de “Istanbul insolite et pratique”, Editions Casterman, Tournai, Belgique 1997
R.Tomaselli - Istamboul Insolite 1999  

 

Le palais de Topkapi
Topkapi Sarayi

Le Sérail (palais) de Topkapi était la résidence des sultans avant la construction du palais de Dolmabahçe. Bâti sur l'acropole de l'antique Byzance, le site domine à la fois la ville et le Bosphore, à l'extrême pointe de la péninsule de Stamboul.
Ce palais, constitué d'un ensemble de pavillons disséminés dans des jardins, était une vraie ville, avec harem, mosquée, bibliothèques, services extérieurs, etc., le tout entouré de hauts murs flanqués de tours de surveillance. Le sérail est aujourd’hui un musée très mal entretenu, mais célèbre pour ses trésors, témoignages d'un passé somptueux. La disposition des lieux et leur appellation même sont conçues pour inspirer au visiteur la vénération des sultans. On quitte la place du Divan, première cour réservée aux membres du gouvernement, par la porte des Morts, allusion peu discrète à la toute-puissance du souverain, qui avait droit de vie et de mort sur ses sujets, ministres compris.
Ce pouvoir se confirme dans la cour suivante, la cour des Hallebardiers, où des hommes de main se tenaient prêts à exécuter toutes les décisions de leur maître. Au contraire, la porte de la Félicité donne accès à la cour autour de laquelle étaient disposés les appartements privés du souverain et ses locaux de fonction : salle d'audience, archives et trésor. Au-delà, une quatrième cour, formée de jardins en terrasse, offre des vues admirables sur le Bosphore et la Corne d’Or. Enfin, bordant les deux cours privées du sérail, s'étend le harem, auquel on ne pouvait accéder que par une seule porte, donnant sur les appartements du souverain. Du XVIIè au XVIIIè siècles, les sultans incapables préfèrent les plaisirs du harem et les fêtes somptueuses aux lourdes tâches de l'Etat. Les Grands Vizirs et les sultanes-mères (valide), gouvernent en sous-main, mais l'armée veille, n'hésitant pas à recourir à la manière forte en cas de désaccord. Seule une toute petite partie du harem se visite au pas de course de nos jours. Inutile donc de patienter des heures pour une visite guidée en anglais et en turc, (les autres, tanpis pour eux !) encadrée par des gardiens pressés d’en finir et qui laissera de toute façon sur sa faim celui qui n’aurait pas lu ces lignes. En regardant les murs extérieurs du harem, imaginez simplement cette ville de femmes au temps de sa splendeur...Roxelane fut certainement la plus rusée, d' entre les favorites qui peuplèrent le harem. Elle parvint à mettre à ses pieds Soliman le Magnifique, alors au plus haut de sa gloire. Durant toute sa vie (1505 -1559), elle ne cessera de tisser de folles intrigues et de tremper dans les plus sombres conspirations. Elle tenta d'assurer le trône à son fils Beyazit, voulant ainsi s'opposer à son autre fils Sélim II. Vaincu, livré au sultan par le roi de Perse auprès duquel il s'était retiré, Beyazit fut étranglé.Topkapi, c'est aussi et surtout une véritable caverne d'Ali Baba. Au fur et à mesure de la visite, on découvre une profusion de joyaux et d'objets précieux de toutes sortes; des manuscrits enluminés, dix mille miniatures, entourent le fameux trésor. Clou de la visite : le Trésor. Trônes d'or plus précieux les uns que les autres (tels le trône de Murat III, pesant près de 250 kg d'or pur ou le trône ovale, recouvert d'émaux verts et rouges enrichis d'une multitude d'émeraudes, de rubis, de perles, trône apporté d'Inde par Nadir Shah ), vêtements de cérémonie des sultans, ruisselants d'or, de pierres précieuses et fines, grosses comme le poing.
Exemple parmi tant d'autres, le diamant Pigot de 86 carats avec 58 facettes, qui occupe à lui seul une vitrine, ou ce poignard oriental aux trois émeraudes, le "Kancar", star du scénario de Topkapý, film de Jules Dassin. A voir aussi : un trône d'ébène, des armes hérissées de barbelures et serties de gemmes, une armure enrichie de pierres précieuses, deux chandeliers d'or pesant chacun 48 kg et rehaussés de 6 666 diamants ; des meubles somptueux, des tapisseries, des faïences turques, des vases de jade, une couverture en perles, un carquois enrichi de rubis et de saphirs, des encensoirs en or...
Dans le salon des miniatures et portraits, sont exposés entre autres : un livre enluminé du XIVè s. le Châh Nämeh ou Livre des Rois, oeuvre épique du poète persan Ferdowsi. Une exposition d'armes présente surtout de belles armes perses séfévides (boucliers, cottes de mailles, épées, armures, sabres, etc.).Les cuisines renferment une riche et extraordinaire collection de porcelaines chinoises, parmi lesquelles des assiettes de céladon dont le vert, dit-on, change de couleur au contact d'aliments empoisonnés. Tout ceci nous donne une image à la fois cruelle et fastueuse des souverains de la Sublime Porte. Détruites par un incendie sous le règne de Selim II (1556-1574), elles furent reconstruites par le célèbre architecte Sinan et sans cesse agrandies par la suite, en fonction des besoins. Au XVIè s., le personnel comprenait plus de 1 100 employés, cuisiniers, gâte-sauce et pâtissiers, qui préparaient des mets et des entremets pour plus de 5 000 personnes en temps ordinaire, et plus de 10 000 lors des fêtes données dans le palais.Topkapi, c'est aussi un sanctuaire pour les croyants. Là, dans un coin du sérail aux murs recouverts de faïence du XVIIIè siècle, est pieusement conservé un manteau du Prophète. Et d'autres reliques lui ayant appartenu dont une dent et un poil de barbe, ses sabres de combat, deux épées en or, enrichies de pierres précieuses. Le moulage de la main du Prophète et des empreintes de ses pieds. Une lettre autographiée aussi qu'il adressa à un émir en Egypte.

 

La Citerne Basilique
Yerebatan Sarayi / Palais Englouti 

Visite tous les jours de 9h00 à 17h00, entrée payante.
Adresse : Yerebatan Caddesi, en face du poste de police touristique et à côté de Sainte Sophie.
Quartier : Alemdar (près de Sultanahmet)

Cette citerne byzantine longue de 140 m et large de 70, alimentait à l’origine le Grand Palais et les Bains de Zeuxippe. Par la suite, elle fut utilisée pour le palais de Topkapi. L’eau arrivait par les aqueducs d’Hadrien et de Valens. Construite par Constantin au IVè
siècle et agrandie par Justinien.
La visite est unique pour les 336 colonnes qui se reflètent dans l’eau avec un fond musical approprié qui fait revivre cette cathédrale engloudie.Au fond de la citerne, deux têtes de Médusa servent de soutien aux colonnes. En été, concerts de musique classique à 16 h. Les vendredi, samedi et dimanche.

 

Couleurs et parfums d'Orient

Pour prendre la vraie température d'une ville, il faut généralement entreprendre plusieurs voyages ou encore, prolonger durablement son séjour. La plupart des visiteurs qui découvrent Istamboul, se limitent au quartier hautement touristique de Sultanahmet, où se concentrent une partie des musées et les mosquées. Peu de gens ont la chance de voir autres choses et de sortir de l'ambiance mercantile des alentours de Ste-Sophie. Ne comptez pas non plus sur les grandes agences de voyages qui ne proposent rien d'autre que les monuments classiques sans jamais oublier leurs magasins.

Je vous propose donc d'oublier une journée (ou plus), cet aspect calamiteux d'être touriste a Istamboul, en vous faisant vivre cette ville, en cotoyant ses habitants et en vous emmenant hors des sentiers battus. Traversez les couleurs et les parfums de l'Orient: 'suivez le guide...!'

 

 

| Sélection d’hôtels | Club Avantage Restaurants Guides de Voyage Musées | Page d’accueil Achats| Nous Contacter | 

 

IstanbulsHotels Address: Incili Cavus Sok.No:37/3  Alemdar Mah. SultanAhmet Istanbul /TURKEY
            
Tel: 90 (212) 511 7556 - 520 77 43  Fax: 90 (212) 520 77 43

Copyright © 2001 Istanbul's Hotels. All rights reserved. Design by Les Arts Turcs